Textiles

L'essentiel, en bref

De quoi parle-t-on ?

Tous les types de vêtements de travail. Certaines réflexions peuvent être également valables pour le linge (draps, nappes, etc.).

Pourquoi en parler ?

Les enjeux sociaux et environnementaux autour de la fabrication des matières premières et de leur transformation sont très importantes, d'autant plus que les textiles sont importés, pour une grande partie, de pays avec une faible protection des travailleurs (pays du sud, pays émergents, etc.). L’entretien (lavage et repassage) a aussi un impact environnemental significatif.

Vous trouverez diverses informations utiles sur cette problématique dans le Guide des achats professionnels responsables, comme :

Bonnes pratiques

Les bonnes pratiques présentées ici sont issues des discussions des participants aux groupes d'échange d'expériences sur les achats responsables proposés par Coord21.

Gestion du changement

Plusieurs éléments peuvent faciliter le changement de pratique éventuellement nécessité par l'intégration des critères de développement durable dans les achats:

  • il est important de bien expliquer les raisons ainsi que les avantages du changement pour la collectivité (par exemple: réduction des coûts, réduction de l'impact environnemental, fonctionnalités du nouveau système, etc.)Cela permet à chaque partie prenante de faire la balance entre ses propres attentes et l'intérêt général du projet et ainsi de relativiser;
  • pour les autorités politiques, le budget du projet est un point essentiel, il vaut mieux clarifier cette question des moyens financiers à disposition assez tôt et en tenir compte dans la définition du projet;
  • les préoccupations des différentes parties prenantes sont assez diverses, voire contradictoires. Il n'est donc pas optimal de voir toutes les parties prenantes en même temps, en revanche une séance individuelle en début de projet avec chacune d'entre elles peut s'avérer utile.

Analyse des cycles de vie

  • L'étape de production d'un vêtement génère environ 45% des impacts environnementaux et celle de son utilisation (lavage et le repassage du linge) un peu moins de 40%.
  • Pour minimiser les impacts sur l'environnement et sur la santé des travailleurs, privilégier les vêtements en coton bio, par rapport au coton conventionnel.
  • Les fibres textiles les plus favorables du point de vue du développement durable sont : les fibres recyclées, les fibres naturelles bio, les fibres artificielles en matière première renouvelable.

Critères d'achat

  • Un petit montant additionnel sur le prix d’achat peut améliorer favorablement les conditions de vie des travailleurs du textile.
  • Pour demander plus aux fournisseurs que la simple signature d'une déclaration dans laquelle ils s'engagent pour des conditions de travail décentes (conventions fondamentales de l'OIT), plusieurs acheteurs ont introduit dans leurs appels d'offres des critères de responsabilité sociétale à évaluer pour lesquels des preuves doivent être fournies.
  • L’initiative des marques et distributeurs BSCI (Business Social Compliance Initiative) ne couvre qu’une partie des attentes des ONG sur les questions environnementales et sociales dans la chaîne de fabrication. Il n’existe pas encore de label qui couvre tous ces aspects du DD, il faut donc combiner plusieurs labels (standards de responsabilité sociétale pour les entreprises avec des labels sur les produits).
  • Lorsque l’on définit des lots dans un appel d’offres, il faut bien réfléchir au type de lots (par exemple en évitant de mettre trop d'articles de nature différente dans un même lot) pour permettre aussi à des fournisseurs avec un assortiment plus restreint de déposer une offre.
  • Les achats responsables dans le domaine du textile sont un travail de longue haleine car ici, probablement encore plus que dans d’autres domaines, la chaine de production est très difficile à maitriser !
  • Lors d'un appel d'offres public conséquent, une visite des usines du fournisseur retenu peut être un moyen de contrôler le respect des conventions de l’OIT.
  • Il existe aussi la possibilité d'utiliser des outils de traçabilité tout au long de la chaîne de production comme Fairtrace (à utiliser soit par l’adjudicateur soit par le fournisseur).
  • Demander aux fabricants qu'ils aient un code de conduite incluant au minimum les conventions fondamentales de l'OIT, les droits syndicaux et un salaire de subsistance (dans certains pays les salaires légaux sont en général à hauteur de 15-60% du salaire de subsistance!) et qui s'applique également à leurs fournisseurs.

Autres

  • Avec des vêtements 100% coton, l’auto-repassage n’est pas possible.
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